Qui veut d'Anthony Bennett? (Les Raptors)

Simon Cremer

 PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK Anthony Bennett a représenté le Canada aux Jeux panaméricains et au tournoi FIBA Amériques.

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK Anthony Bennett a représenté le Canada aux Jeux panaméricains et au tournoi FIBA Amériques.

Il semblerait Anthony Bennett n'aura fait que passer au Minnesota.

Au moment d'écrire ces lignes, les Timberwolves s'affairaient au rachat du contrat de l'ailier fort canadien, qui deviendrait agent libre. 

Un jeune homme de 22 ans, choisi par les Cavaliers au premier tour universel du repêchage 2013, ça ne court pas les rues, et pourtant, on dirait qu'au mieux, une poignée d'équipes veulent de lui. 

C'est que Bennett n'a jamais répondu aux attentes. Même quand les Cavs l'ont sélectionné, plusieurs experts parlaient de lui comme d'un des dix meilleurs espoirs du repêchage, personne n'imaginait qu'il serait le premier choisi. 

L'exercice est trop facile, mais avec le recul, on verrait plutôt un Victor Oladipo ou un Giannis Antetokounmpo partir premier, par exemple. À refaire le repêchage aujourd'hui, Kelly Olynyk partirait sans doute avant son compatriote Bennett. 

Mais reste que, comme Zach Lowe de Grantland l'explique ici, Bennett n'a pas été mis dans des situations favorables pour commencer sa carrière. Les Cavaliers de 2013-2014 n'allaient nulle part, et Bennett n'était pas la pièce maîtresse de la transaction qui a amené Kevin Love à Cleveland. C'était plutôt l'autre Canadien repêché par les Cavaliers avec un premier choix universel, Andrew Wiggins.

Au Minnesota, les choses ne se sont pas vraiment replacées dans une équipe qui a terminé avec 16 petites victoires. La dernière année des Timberwolves en était une d'apprentissage, et Bennett a mieux joué qu'à sa saison recrue. 

L'année prochaine ne sera pas forcément meilleure pour les Jeunes Loups, mais on y voit les fondations d'une bonne équipe. Andrew Wiggins est la recrue de l'année en titre. Ricky Rubio, bien qu'il ne répond pas encore aux attentes, pourrait devenir un meneur de jeu respectable. Karl-Anthony Towns a les atouts nécessaires pour devenir un joueur dominant dans la peinture. En vrai, la place de Bennett dans la rotation de Flip Saunders a sauté à la faveur de jeunes plus prometteurs. Les Towns, Shabazz Muhammad, Gorgui Dieng et Nemanja Bjelica auront besoin de temps de jeu. 

Tout n'est pas perdu pour autant, pour Bennett. Lowe mentionne Portland et Philadelphie comme destinations possibles. Avec les Trailblazers, il retrouverait son entraîneur de l'équipe nationale canadienne, Jay Triano, pour qui il a connu un été du tonnerre. Son énergie contagieuse a fait de lui un membre important de la formation canadienne, tant aux Jeux panaméricains qu'au tournoi FIBA Amériques. Avec les Sixers, il retrouverait son coéquipier Nik Stauskas, et serait dans une situation sans grande pression. 

Et Toronto dans tout ça? Il serait le cinquième ailier fort de l'équipe, derrière Patrick Patterson, Luis Scola, DeMarre Carroll et James Johnson (les deux derniers qui seraient déployés au 4 dans une petite formation, en vogue ces temps-ci dans la NBA). Mais advenant une blessure, il pourrait être une police d'assurance intéressante. Les fans des Raptors ont suivi avidement l'été du basketball canadien. Ils connaissent bien Bennett et l'accueilleraient à bras ouverts. Le directeur général Masai Ujiri est bien conscient de tout ça, sans aucun doute.

MISE À JOUR: Il faut croire que Masai Ujiri lit soit Zach Lowe ou les Basketologues, puisque selon Sportsnet, Bennett est sur le point de s'entendre avec les Raptors pour un contrat d'un an au salaire minimum.